Bibliothérapie: méditation?


Méditation, Sérénité /

La beauté des mots vivifie, ré-énergise et permet une mise à distance. Dans la délicatesse la plus absolue, les mots nous relient aux autres, à une histoire, à l’Humanité toute entière.

Le Clézio disait dans Haï:

“Un jour, on saura peut-être qu’il n’y avait pas d’art, mais seulement de la médecine”

 

L’art comme technique de survie?

Je vous laisse avec un texte qui oxygène chacune de mes cellules pour y répondre.

 

                       « Depuis l’âge de six ans, j’avais la manie de dessiner les formes des objets. Vers l’âge de cinquante, j’ai publié une infinité de dessins ; mais je suis mécontent de tout ce que j’ai produit avant l’âge de soixante-dix ans. C’est à l’âge de soixante-treize ans que j’ai compris à peu près la forme et la nature vraie des oiseaux, des poissons, des plantes, etc. Par conséquent, à l’âge de quatre-vingts ans, j’aurai fait beaucoup de progrès, j’arriverai au fond des choses ; à cent, je serai décidément parvenu à un état supérieur, indéfinissable, et à l’âge de cent dix, soit un point, soit une ligne, tout sera vivant. Je demande à ceux qui vivront autant que moi de voir si je tiens parole. Écrit, à l’âge de soixante-quinze ans, par moi, autrefois Hokusai, aujourd’hui Gakyo Rojin, le vieillard fou de dessin. »

 


Hokusai, « l’affolé de son art » [archive], présentation de la première rétrospective du fonds d’art graphique, présentée au musée des arts asiatiques Guimet, du 21 mai au 4 août 2008


Image: Kaijo no fuji, estampe tirée du second volume des Cent vues du mont Fuji

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